Chirurgie, maternité, urgences… Et nous ? En banlieue…
Vous avez reçu dans vos boîtes aux lettres, un document, bilan de la situation de l'hôpital de Juvisy.
Pourquoi, comment, quelles solutions ? L'une d'entre elle est tout simplement de se faire entendre à travers un acte commun aux villes touchées par la disparition des services chirurgie et de maternité. C'est pourquoi aujourd'hui les villes d'Athis-Mons, Grigny, Viry-Chatillon et Juvisy joignent leurs efforts pour sauver les services de l'hôpital.
A Juvisy, vous avez été plus de 1500 à nous renvoyer la lettre-pétition en faveur du maintien des services de chirurgie et de maternité. A la rentrée, les maires des quatre communes s'adresseront à l'ensemble des parlementaires essonniens, leur faisant parvenir la totalité des lettres-pétition, afin qu'ils saisissent le Médiateur de la République.
Vous souhaitez vous-aussi participer à la mobilisation ? Il n'est pas trop tard. Vous pouvez retirer une lettre-pétition en vous rendant à l'espace Marianne, 25 Grande rue,
aux heures d'ouverture.
Déposez-la ensuite dans l'une des boîtes aux lettres municipales, elle sera adressée gratuitement au maire.
Attention, l'opération lettre T avec la Poste a été close le 25 juin. Il est donc préférable de déposer votre lettre-pétition dans une boîte aux lettres municipale pour éviter d'affranchir.
COMMUNIQUÉ DE PRESSE (8 mai 2009)
Version téléchargeable du communiqué de presse. (fichier pdf, 25Ko)
« Hôpital de Juvisy : Saisi par le Maire de la Commune, le tribunal
administratif de Versailles annule la fermeture des services de
maternité et de chirurgie »
Après presque un an de bataille juridique, le tribunal administratif de Versailles a confirmé ce
jeudi 7 mai les conclusions du rapporteur public qui demandait l’annulation de la délibération du
Conseil d’administration du 2 juillet 2008 portant sur le nouveau projet d’établissement de
l’hôpital de Juvisy.
La 1ere chambre du tribunal s’est ainsi positionnée conformément aux attentes de la Commune
de Juvisy-sur-Orge et de son Maire, Etienne CHAUFOUR, qui dénonçait l’irrationalité de la
décision de fermeture des services de maternité et de chirurgie, sans qu’aucune justification
financière, sanitaire, sécuritaire ou démographique ne soit valable.
Quand des offres de reprise de cet établissement public par des grands groupes privés arrivent
déjà sur la table, Etienne CHAUFOUR se félicite de constater que la justice française s’est
prononcée pour la sauvegarde d‘un service public de santé accessible à tous.
Il réaffirme par ailleurs sa ferme volonté pour que toutes les délibérations découlant de celle-ci
soient mécaniquement annulées, et donc que les services précités ne ferment pas au 15 mai
prochain comme il en a été décidé dans la précipitation et sans aucun respect du droit par la
tutelle de l’établissement.
Etienne CHAUFOUR rappelle qu’en collaboration avec les élus des villes voisines, un document
est en passe d’être distribué dans toutes les villes du secteur pour solliciter un soutien populaire
massif à l’hôpital, via notamment l’envoi gratuit d’une « carte T » qui permettra de saisir le
Médiateur de la République afin de dégager une solution consensuelle en faveur du maintien des
services de chirurgie et de maternité au sein de l’établissement juvisien.
Par ailleurs, une lettre recommandée avec avis de réception partira très vite à l’attention de la
Direction de l’hôpital, ainsi qu’à celle de l’Agence Régionale d’Hospitalisation et de la DDASS
de l’Essonne, pour demander des garanties sur le respect des conclusions de ce jugement et donc
du maintien des services au-delà du 15 mai 2009.
Faute d’un engagement clair sur ce point d’ici au prochain Conseil d’administration prévu le
même jour (vendredi 15 mai 2009), Etienne CHAUFOUR continuera à saisir les juridictions
compétentes et engagera tout autre recours réputé utile, notamment pour rupture de l’égalité
d’accès au service public ou encore mise en danger de la vie d’autrui.